Aujourd’hui, le doute n’est plus permis : nos modes de vie sont destructeurs, à terme, pour la planète comme pour nous-mêmes.

Scientifiquement, l’écologie est une évidence.

 

Des particules dangereuses pour nous sont présentes dans la plupart des produits que nous utilisons au quotidien, que nous ingurgitons, dans l’air que nous respirons.

Sans même aller jusqu’à parler de l’effondrement qui menacerait l’ensemble de notre civilisation industrielle, il est incontestable qu’il faut faire quelque chose, et vite.

 

Qu’est-ce qui fait, alors, que nous ne changeons pas ?

C’est le point de départ de ce spectacle.

Individuellement, collectivement, les choses bougent très lentement, et pendant ce temps, nous persévérons dans la dévastation de notre milieu, même avec de bonnes volontés écolos.

Nous sommes partis du postulat que l’enjeu ne résidait pas dans la conscientisation des gens – il y a bien assez de documentaires, de livres, de ressources en ligne. À notre ère de saturation informationnelle, il s’agit de ne pas en rajouter, mais plutôt de faire du moment théâtral un moment de suspens à l’intérieur de nos vies quotidiennes, pour mieux questionner nos contradictions, les compromis que nous faisons avec nous-mêmes sur les questions écologiques. Notre incapacité à changer.

 

Entre une certaine écologie gestionnaire, pour qui le problème se résout à une réorientation de la consommation et à un verdissement du capitalisme, une écologie radicale, pour qui sortir de la société est la seule voie possible, il n’est pas aisé de se positionner. Tout ce qu’on nous a transmis comme étant les gages de la réussite et de notre bonheur serait à mettre en cause, et c’est difficile.

Dans tous les récits hollywoodiens ou autres qui se sont emparés de la question écologique, depuis Pocahontas jusqu’à Avatar, pour rester dans les plus grands classiques, il y a toujours un personnage héroïque qui arrive pour sauver le monde de l’anéantissement. Est-ce que quelque part, plus ou moins inconsciemment, nous n’attendons pas son arrivée, en lui prêtant les traits, là d’une personnalité charismatique, là du progrès ?

Mais alors, comment nous saisir de notre juste responsabilité en tant qu’habitant de cette planète ? Qu’est-ce que ça voudrait dire, « faire sa part » ? Il y a quelque chose d’écrasant dans la culpabilité de concourir à la dégradation de la vie sur Terre, et en même temps nous nous sentons si peu de prise sur les décisions vraiment conséquentes, celles qui sont prises dans les bureaux de diplomates ou dans les conseils d’administration des multinationales.

 

Pas de doute, nous ne sommes toutes et tous qu’une particule de notre grand écosystème terrestre, une toute petite partie. Des particules.

Alors comment combiner ces particules les unes aux autres pour mettre à distance les imaginaires d’impuissance et d’absence d’alternative avec lesquels nous nous sommes construits ? Voilà notre démarche.

Le Théâtre au Corps

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