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Grands désirs et petites formes : au lycée Kyoto

En coordination avec le Méta, CDN Poitiers Nouvelle Aquitaine, et en parallèle de la création d'Éperviers, Eliakim Sénégas-Lajus est allé rencontrer une classe de 1ère SAPAT du lycée Kyoto, élèves se destinant à des carrières dans le soin à la personne. Si le projet reposait au départ sur un itinéraire croisé entre ces lycéennes et un groupe de résident·es d'EHPAD, nous avons dû renoncer à travailler avec les personnes âgées suite à une recrudescence de Covid dans leur établissement. Le travail a alors consisté à construire avec la classe de 29 élèves des petites formes par groupes qui interrogeaient la manière dont se construisent les désirs qui nous animent.

Lors de la présentation d'un groupe le vendredi 18 mars, © Magali Debuis, Le Méta


Ça commençait à faire longtemps que nous n'avions pas senti le parfum des annulations de dernière minute et de reconfiguration en urgence de projets calés depuis de longs mois ; la situation sanitaire s'est rappelée à nous une demi-heure avant la rencontre prévue avec les résident·es de l'EHPAD Agapanthe à Poitiers, entrainant l'annulation de leur participation au projet. Il n'a pas été facile de faire le deuil de la rencontre entre le groupe de lycéennes et le groupe de résident·es, dans la mesure où le projet avait été construit dans cette optique, et où les élèves de Kyoto étaient particulièrement enthousiastes à cette perspective.


Nous avons malgré tout pu mettre en place un processus de travail intéressant dans lequel les élèves se sont investies pour enregistrer des lectures de textes (une sélection de quelques extraits de chansons, d'un roman et d'une pièce de théâtre), pour écrire à leur tour, pour collecter des paroles autour d'elles, ainsi que pour chorégraphier des solos dansés, et de petites séquences de groupe. Au bout de trois séances, toutes avaient donc composé, par groupes de quatre, cinq ou six, de courts enchainements qui réunissaient toute la matière accumulée, et qu'elles ont pu partager avec les autres élèves de la classe.


Il était particulièrement enthousiasmant (bien qu'un peu fatigant) de travailler aux côtés de ces adolescent·es bouillonnant·es d'énergie, et de les voir se mettre en jeu, se prêter aux différents exercices proposés, et arriver peu à peu à s'exposer les un·es face aux autres.

Si ces quelques heures partagées vont garder un goût de frustration pour toutes les parties prenantes, nous ne pouvons que remercier les élèves pour leur investissement, remercier Simon Gilardi, leur enseignant, pour sa présence et son entrain pour participer au projet, et enfin remercier Élodie Morin, responsable des actions culturelles du Méta qui a été à l'initiative de cette rencontre – et merci aussi à Magali Debuis, de la com du Méta, passée assister à la clôture du projet avec un goûter pour les élèves...

Une prochaine fois, on le fera jusqu'au bout ?


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